Les dirigeants et les cadres ont une mission évidente : assurer la survie et le développement du groupe humain qui leur est confié par mandat. Par groupe humain, il faut comprendre ici, tout groupe finalisé, comme une équipe de travail, une entreprise, une administration, une école, un hôpital, un gouvernement…. Leurs actes de gestion doivent intégrer un équilibre suffisant d’intérêts individuels et d’intérêts collectifs. Au moment où le monde « paye » les excès de l’individualisme et de la politique du « toujours plus », il convient de trouver un équilibre dans lequel sont pris en compte le respect authentique des personnes humaines et le bien commun qui dépasse les frontières habituelles (corporatives, sociales et nationales, d’alliances internationales…). Telle est la nécessité si l’on veut un développement universel.


Les dirigeants et leurs conseillers gagnent à développer des qualités de présence à l’autre, d’attention et d’ouverture que l’on peut qualifier de « conscience élargie ». Une conscience élargie est à la fois ferme et bienveillante, à l’écoute et active, prudente et entreprenante, c’est-à-dire en capacité de faire la synthèse des paradoxes de la vie. Elle permet aussi de percevoir les interdépendances qui existent au-delà des causalités directes.


Les groupes humains peuvent développer des programmes équilibrés et audacieux lorsqu’ils prennent en compte, à la fois, les polarités humaines et les contraintes groupales. Mais aussi lorsqu’ils confient les responsabilités à des hommes et des femmes qui s’engagent durablement dans un chemin de développement de leur conscience et qui, dans leurs actes et leurs décisions, allient lucidité, courage et bonté. Jacques Moreau – Janvier 2009.{jcomments on}