• Ecole francophone d’analyse transactionnelle et de développement des groupes et des personnes.

    • Des outils, des concepts, des analyses pour comprendre
    • Des méthodes pour agir et réussir
    • Du cœur et de l’humour pour accompagner

  • Actualités

    Sale temps cet été

    La concordance entre la crise financière et sociale et les violences urbaines de ces derniers mois en Europe ne doit-elle pas nous interroger sur le modèle de société que nous voulons pour l’avenir de notre jeunesse ?

    Cette période estivale est bien curieuse ; il fait un sale temps…

    La météo, bien-sûr n’est pas très favorable aux bronzettes habituelles.

    Mais les tempêtes financières et sociales m’inquiètent bien plus que quelques jours de mauvais temps en Juillet ; après tout nous avons eu un temps magnifique en Avril.

    J’ai été frappé comme sans doute beaucoup d’entre vous, par la concordance de la crise financière et des mouvements de violences urbaines dans plusieurs villes d’Europe.

    Sur la crise financière, j’ai l’impression de découvrir avec effroi que nos dirigeants n’y peuvent pas grand chose dans le système actuel.

    Ce n’est pas qu’il manque un pilote dans l’avion, c’est seulement que les pilotes sont trop nombreux dans le cockpit mais que tous ont peur de prendre le manche ; cette belle formule saisie au vol sur France Culture me frappe parce qu’elle sonne juste.

    C’est bien ce qui se passe aux Etats Unis concernant les décisions budgétaires et aussi en France sur de nombreux sujets.

    C’est la limite de notre système démocratique qui a besoin de temps pour l’élaboration d’un consensus assez partagé alors que la « crise  financière » nécessite des décisions rapides.

    Limite, ne veut pas dire que ce système n’est pas le bon….il semble bien qu’il reste le moins mauvais pour la liberté et l’intégrité des hommes et des pays.

    Mais ce qui me touche le plus, c’est que nos hommes politiques ont les yeux rivés sur la dette alors que la jeunesse désespère de son avenir.

    La dette, c’est le passé.

    La dette c’est aussi payer les erreurs du passé.

    Il est assez évident, en écoutant ces jeunes hommes et femmes, qu’ils veulent se sentir pris en compte dans la construction de leur avenir. Ils refusent le manque de perspectives et parfois simplement la difficulté à trouver simplement un travail dignE;

    Mais leur énergie est trop orientée vers la violence, et comme telle, ce n’est certainement pas acceptable.

    Les comportements de violence sont un manque à symboliser. Hélas, ils n’aboutissent qu’à retarder la solution du problème qu’ils voudraient résoudre.

    L’Occident a cru naïvement se débarrasser de ses problèmes industriels, de pollution, de syndicalisme, en prenant une position toute puissante de concepteur et en faisant fabriquer en Asie ces biens de consommation que nous voulons tous en quantité toujours plus grande.

    Mais la perte de ces emplois industriels est un piège social. C’est encore une fois la vision à court terme du taylorisme qui est à l’œuvre en même temps qu’une folle volonté d’enrichissement.

    C’est d’ailleurs le même rêve que poursuivent ces jeunes pleins de violence…Ils veulent aussi s’enrichir à tout prix !

    Il ne faut pas séparer les choses qui doivent être unies ; conception, fabrication et distribution sont trois phases d’un même processus économique dont chaque pays a besoin.

    Nous avons tous besoin de nous rappeler que la réalité est plus forte que les plus magnifiques projets.

    Les pays ont besoin de produire de la richesse pour leurs habitants….seule la richesse produite permet de créer un niveau suffisant d’harmonie sociale.

    Un vieux courtier en Bourse me disait que la finance a deux démons : la peur et l’appât du gain.

    La cupidité, c’est-à-dire, la volonté de prendre sans tenir compte des autres, est une maladie des civilisations individualistes. Les régimes communistes et totalitaires ont montré leurs limites en niant les besoins individuels.

    Notre « démocratie trop financière » montre ses limites puisque l’injustice sociale invalide les autorités. Qui a vraiment confiance dans nos dirigeants pour résoudre la crise sociale qui se profile ?

    N’y-a-t-il donc rien à faire ?

    Je suis convaincu que de nombreuses personnes dans le monde sont capables de trouver des solutions locales et même de nouveaux modèles de coopération et de vie commune.

    L’intelligence existe et se manifeste partout.

    Les moyens de communication sont à notre disposition.

    Comme dans les entreprises en crise, il faut prévoir des modalités particulières de gestion de la situation qui soit dissociée de la gestion courante, ce que nous pourrions appeler des procédures d’amendement.

    Il faut donc mettre en place des réseaux parallèles centrés sur la gestion des effets de la crise à niveau local, au niveau où il est possible d’influencer réellement les choses.

    L’objectif n’est pas de critiquer les autorités en place mais de soutenir la résolution de problèmes concrets et de remettre en marche un minimum d’enthousiasme nécessaire à la vie.

    Faisons ce que nous pouvons faire, chacun là où nous nous trouvons, à notre place et en fonction de notre pouvoir d’influence, même s’il est tout petit. Il suffit de voir les effets très positifs des systèmes de micro-crédit pour se rendre compte que l’on peut inventer le monde de demain, plus juste et plus respectueux des personnes et des cultures différentes.

    Il faut seulement plus investir sur l’avenir et sur les initiatives intelligentes. N’oublions pas que toutes les grandes choses de ce monde ont été faites avec le cœur, c’est une autre façon de parler d’une énergie d’amour.