• Ecole francophone d’analyse transactionnelle et de développement des groupes et des personnes.

    • Des outils, des concepts, des analyses pour comprendre
    • Des méthodes pour agir et réussir
    • Du cœur et de l’humour pour accompagner

  • Actualités

    L’hymne Sud Africain : Une merveille de la réparation d’un peuple

    Introduction
    L’Afrique du Sud est décrite comme étant un monde en un seul pays à cause de la diversité de sa population et de ses cultures.
    Bien que ces différentes cultures se côtoient depuis des années, nombreux sont les Sud- Africains qui n’ont pas encore pris la mesure de la diversité de la société sud-africaine.
    Aujourd’hui, en revanche, on note une volonté affichée de mieux connaître les membres des autres communautés.
    La population sud-africaine compte 40,6 millions de personnes dont des Noirs (76,7%), des Blancs (10,9%), des Métis (8,9%) et des Asiatiques (2,6%), et d’autres groupes (0,9%).
    Ce pays qui a connu l’intolérable intolérance de l’apartheid se répare lentement et la vigueur de son économie en est l’un des symboles.
    Le rugby, sport national en est un autre symbole. Sport de l’élite blanche, il a petit à petit intégré des joueurs noirs et métisses qui contribuent largement aux succès de cette formidable équipe, actuellement championne du monde. Même au plus fort de l’apartheid, les équipes de France de rugby ont toujours maintenu un lien avec le rugby Sud Africain à travers des hommes comme Albert Ferrasse et Dany Craven tous les deux pourfendeurs des politiques de ségrégation.

    L’hymne national
    L’hymne national réunit deux hymnes jusque-là distincts, Nkosi Sikelel’iAfrika et Die Stem. En voici les paroles :

    • Langue isixhosa : Nkosi Sikekel’iAfrika Maluphakanyasw’uphondo lwayo Yiswa imithandazo yethu Nkosi sikelela, thina lusapho lwayo
    • Langue sesotho : Morena boloka sechaba sa heso O fedise dintwa le matshwenyeho O se boloke (O se boloke) sechaba sa heso Sechaba sa South Africa, South Africa
    • Langue afrikaans : Uit die blou van onse hemel Uit die diepte van ons see Oor ons ewige gebergtes Waar die kranse antwoord gee
    • Langue anglaise : Sounds the call to come together And united we will stand Let us live and strive for freedom In South Africa our Land

    Et en françaisDieu bénisse l’Afrique Puisse sa corne s’élever vers les cieux Que Dieu entende nos prières Et nous bénisse, nous Ses enfants (d’Afrique) Que Dieu bénisse notre nation Et qu’il supprime toute guerre et toute souffrance Préservez (bis) notre nation Préservez notre nation sud-africaine, l’Afrique du Sud Résonnant depuis nos cieux d’azur Et nos mers profondes Au-delà de nos monts éternels Où rebondit l’écho L’appel à l’unité retentit Et c’est unis que nous serons Vivons et luttons pour que la liberté Triomphe en Afrique du Sud, notre nation.

    L’historique de l’hymne
    C’est un rapport de la Commission des emblèmes nationaux, publié en Octobre 1993, qui recommanda la réunion des deux hymnes jusque-là distincts.
    Le 15 mars 1994, cette recommandation fut approuvée par le Conseil exécutif de transition. Son avis amena le Président de la République d’alors, Frederick de Klerk, à lui donner le statut d’hymne national le 20 avril 1994.
    Le nouveau Président, Nelson Mandela, fit cependant remarquer que la longueur de ce nouvel hymne était deux fois plus importante que celle des hymnes des autres pays. Un comité fut alors établi pour élaborer une version plus courte, celle qui est aujourd’hui en vigueur.
    L’hymne débute par Nkosi Sikele’Afrika, en isixhosa et sesotho, deux langues majeures en Afrique du Sud. Au moment de la transition des deux hymnes, le choeur chante  » South Africa, South Africa  » avant d’aborder, en afrikaans puis en anglais,  » Die Stem « . Cette combinaison des deux hymnes, qui s’avère être très appréciée des Sud-Africains, a joué un rôle important dans l’unification de la nation.

    L’historique de  » Die Stem van Suid Afrika / The Call of South Africa »
     » Die Stem van Suid-Afrika « , dont les trois premières strophes ont été écrites par le poète de langue afrikaans CJ Langenhoven en 1918, fut mis en musique par le révérend ML de Villiers en 1921.
    La quatrième strophe fut ajoutée ultérieurement.
    L’hymne est chanté pour la première fois lorque le drapeau sud-africain fut hissé pour la première fois, le 31 mai 1928.
    Il devint rapidement populaire et fut déclaré, le 2 mai 1957, seul hymne national d’Afrique du Sud. C’est également à cette époque qu’une version anglaise de l’hymne,  » The Call of South Africa », vit le jour.

    L’historique de Nkosi Sikelel’iAfrika
    Les paroles de la première strophe de cet hymne furent écrites, en isixhosa, par Enoch Sontoga vers 1897.
    Sept autres strophes, également en isixhosa, furent ensuite composées par le poète Samuel E Mghayi.Sontoga naît à Lovedale , dans le Cap-Est, au sein du clan mpinga de la tribu Tembu, elle-même appartenant à la nation Xhosa.
    A l’issue de sa scolarité, il s’installe à Johannesburg et exerce différentes activités avant de devenir enseignant au sein d’une école missionnaire méthodiste.
    Chrétien disposant d’une voix exceptionnelle, il écrit de nombreux chants à l’intention de ses élèves. Ces chants sont rassemblés dans un cahier intitulé  » Tonic Sol-fa  » mais Sontoga meurt en 1904, avant d’avoir eu le temps de les publier.L’historique de Nkosi Sikelel’iAfrika Les paroles de la première strophe de cet hymne furent écrites, en isixhosa, par Enoch Sontoga vers 1897.
    Sept autres strophes, également en isixhosa, furent ensuite composées par le poète Samuel E Mghayi.Sontoga naît à Lovedale , dans le Cap-Est, au sein du clan mpinga de la tribu Tembu, elle-même appartenant à la nation Xhosa.
    A l’issue de sa scolarité, il s’installe à Johannesburg et exerce différentes activités avant de devenir enseignant au sein d’une école missionnaire méthodiste.
    Chrétien disposant d’une voix exceptionnelle, il écrit de nombreux chants à l’intention de ses élèves. Ces chants sont rassemblés dans un cahier intitulé  » Tonic Sol-fa  » mais Sontoga meurt en 1904, avant d’avoir eu le temps de les publier.
    Son hymne  » Nkosi Sikelel’iAfrika  » est chanté pour la première fois lors de l’ordination du révérend M Boweni, pasteur méthodiste shangaan (tsonga) en 1899.
    L’un des écrivains les plus célèbres d’Afrique du Sud, Solomon Plaatjie, est le premier à enregistrer cet hymne le 16 octobre 1923, en compagnie de Sylvia Colenso, au piano.
    Cet enregistrement est réalisé en Angleterre par la  » Zonophone Company « .
    En 1942, la mission de Morija, au Lesotho, publie une version sesotho conçue par Moses Mphahlele. Les paroles de cet hymne s’incrivent dans le répertoire de poésie orale de l’Afrique du Sud, aux côtés de plusieurs autres versions différentes.

    {youtube width= »480″ height= »385″}_CqcoQW1rYU{/youtube}