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    Le bonheur

    Selon le philosophe Robert Misrahi[1], le bonheur (c’est-à-dire une vie heureuse) est à la fois jouissance d’être et allégresse de vivre.

    Il suppose d’abord que par un travail sur soi, une recherche de soi dans les profondeurs de notre inconscient, on se rende autonome (c’est-à-dire libre des conditionnements dommageables que nous avons pu enregistrer inconsciemment et donc ancré dans le moment présent). Ce travail débouche sur un sentiment profond de joie, joie de se fonder soi-même et donc de créer : c’est la joie initiale de la liberté.

    C’est le commencement de la construction du bonheur qui se poursuit par la rencontre de l’autre, l’amitié, l’amour et la fraternité. Ces rencontres se déploient dans le champ d’une réciprocité neuve (la construction d’une synergie qui n’aurait pas existé sans la rencontre) pour une création commune et réciproque. L’expérience d’être permet à ce point de se déployer comme sur divers plans : matériel, esthétique, intellectuel, émotionnel….. La rencontre permet de se transformer en s’enrichissant des différences, et tout en restant soi-même.

    Le plaisir transformé par le partage peut s’intégrer à la jouissance du monde et à la contemplation de ses splendeurs. Il est alors possible de déployer une modalité de vie unifiante, par exemple réunissant :

    • Le temporel et l’intemporel (en nous reliant par une chaîne à tous ceux et toutes celles qui nous ont précédés et qui nous suivront),
    • Le réfléchi et l’affectif,
    • Le blanc et le noir,
    • Le Nord et le Sud,
    • L’individuel et le Collectif…etc.

    C’est la synthèse de l’être (avec sa consistance et sa complexité) et de l’existence (avec sa dynamique sans fin). C’est cette synthèse qui mérite d’être appelé bonheur. Elle fait battre notre cœur au rythme ternaire qui permet de réconcilier les extrêmes opposés et les paradoxes qui jalonnent notre vie humaine.

    Le bonheur, c’est la posture intérieure qui nous permet traverser les bons et mauvais moments sur le chemin de notre vie.

    Je souhaite à ceux que j’aime et à mes frères et sœurs en humanité de trouver en eux-mêmes l’énergie, la force et la volonté de construire leur bonheur au cours de cette nouvelle année.

    [1] Misrahi Robert : « 100 mots pour construire son bonheur » – Les empêcheurs de penser en rond / Le Seuil – Paris. Mars 2004.

    Porte_bonheur