Depuis 1990, j’ai le plaisir de superviser mes confrères et consoeurs dans leurs activités de conseil, d’intervention, de coaching ou de formation…
J’ai ainsi eu l’opportunité d’être en contact avec des centaines de situations professionnelles auxquelles je n’aurais pas eu accès sans exercer cette activité.
Je me suis enrichi et j’aime faire partager l’intégration que j’ai fait de ma pratique propre et de ce que m’ont apporté mes collègues.
Je pratique la supervision en individuel ou pour des équipes d’intervenants.
Je conduis également un groupe mensuel de supervision en analyse transactionnelle (champ Organisation) à Bordeaux et à Paris. Informations en cliquant ici.
Les 5 fonctions principales de la supervision
1. La supervision comme lieu tiers.
Les intervenants savent combien il est indispensable de constituer un tiers dans la relation qu’ils ont avec leurs clients. La fonction de tiers permet au professionnel de l’intervention de se réapproprier ou de développer sa puissance qui est mise en jeu de façon naturelle dans les situations de relation d’aide.
2. La supervision comme lieu d’élaboration
Il s’agit, dans le dialogue qui s’instaure entre deux professionnels, d’élaborer des hypothèses d’analyses, des stratégies d’intervention au service de la demande du client.
Tantôt il s’agit d’apporter des compléments de savoirs, tantôt d’aider le professionnel à réfléchir sur ses options stratégiques ou sur son mode d’intervention.
3. La supervision comme lieu de théorisation des pratiques
Il s’agit aussi parfois d’élaborer, en lien avec une théorie ou un ensemble de champs théoriques. Le développement du professionnalisme d’un intervenant passe par l’établissement de fondements épistémologiques solides. Cette fonction permet au professionnel d’argumenter sa pratique, de mettre en évidence ses choix d’intervention articulés aux modèles et concepts auxquels il se réfère.
4. La supervision comme lieu de traitement des aspects transférentiels
La supervision permet (par reflet ou processus parallèle) de mettre en évidence les « transférences » individuelles et groupales qui se font jour dans la relation entre le professionnel de l’intervention.
La mise et évidence et le traitement de ces aspects est résolutoire des problématiques du professionnel et de ses clients ; c’est même une voie directe vers les aspects inconscients sous-jacents à toute demande d’aide.
5. La supervision comme construction d’une éthique active.
Toute relation d’aide vient « interpeler » le professionnel de l’intervention dans ses propres conceptions de son métier et de la morale sous-jacente.
L’éthique ne se réduit pas à la signature d’un engagement déontologique ; il convient aussi d’interroger cet engagement lors de chaque intervention permettant ainsi la construction progressive d’une éthique authentiquement vécue et mise en place au bénéfice conjoint du professionnel et de ses clients.








